Lundi 15 juin 2009

Un article très intéressant à lire. Espérons que certains socialistes "haut placés" l'examinent avec attention, il en va de l'avenir du Parti:

"Le dilemme électoral du Parti socialiste

En 1986, deux politologues américains ont publié un livre remarquable intitulé Paper Stones. A History of Electoral Socialism, dans lequel ils développaient l’idée que le socialisme européen est confronté à un dilemme électoral structurel et sans doute insoluble : la nécessité d’attirer les électeurs des nouvelles classes moyennes salariées, de plus en plus nombreux, sans perdre l’appui décisif des classes populaires. Ce dilemme, qui l’oblige à pratiquer un grand écart permanent, qu’il s’agisse de son idéologie ou de ses propositions, risque de lui faire perdre son ancrage populaire sans fixer pour autant les classes moyennes, les premières étant surtout attachées à la protection collective et au travail productif tandis que les secondes le sont surtout aux valeurs individualistes du libéralisme culturel et aux valeurs anti-productivistes de la protection de l’environnement. La fragilité électorale particulière du Parti socialiste français l’expose en permanence à souffrir, plus qu’un autre, de la difficulté à résoudre ce dilemme électoral.

Périodiquement, dans les périodes de crise interne, une partie de son électorat populaire le déserte pour la droite ou l’extrême-droite – et non pas pour la gauche de la gauche – tandis que les classes moyennes urbaines et diplômées, en particulier dans les jeunes générations, lui préfèrent le mouvement écologiste quand il est bien dirigé, ou éventuellement d’autres forces politiques situées au centre gauche. C’est ce qui s’est passé à plusieurs reprises depuis le début des années 1990. C’est, plus nettement encore, ce qui s’est passé dimanche dernier au profit des listes animées par Daniel Cohn-Bendit.

Si l’on observe les sondages, il apparaît qu’à peine la moitié des électeurs de Ségolène Royal du premier tour de l’élection présidentielle de 2007 ont voté pour les listes socialistes le 7 juin dernier tandis que près du quart d’entre eux ont préféré les listes vertes. Selon CSA, 15% des cadres ont voté pour les listes socialistes contre 25% pour les listes vertes et seulement 6% pour les listes lepénistes ou villiéristes. En revanche, 24% des ouvriers ont voté pour les socialistes et seulement 14% pour les écologistes mais 19% pour les listes villiéristes ou frontistes. Les électeurs les plus diplômés ont été 27% à voter pour les listes vertes et seulement 17% pour les listes socialistes, tandis que les moins diplômés ont été 10% seulement à voter pour les listes vertes contre 18% pour les listes socialistes.

Lorsque le Parti socialiste est fragilisé, il ne peut opérer une synthèse suffisante entre des groupes sociaux dont les demandes et les valeurs sont diverses, voire parfois antagoniques, et donc établir son hégémonie sur la gauche. Le 7 juin, les socialistes n’avaient ni leader capable de réussir cette délicate opération de chimie politique consistant à faire à gauche ce que Nicolas Sarkozy a réussi à faire à droite depuis 2007, c’est-à-dire à tenir un discours qui puisse être entendu par des couches sociales différentes et donc réussir cette synthèse politico-idéologique qui permet de marier les contraires et qui est le génie propre du politique.

En outre, et ceci est une faiblesse générale du socialisme européen aujourd’hui, sa réponse proprement socio-économique à la crise ne convainc pas les électeurs. Ceux-ci ne décident donc pas de leur vote d’abord sur ces critères, ou quand ils le font, ils font davantage confiance à la droite. Or sur les autres dimensions, le Parti socialiste n’a pas été en capacité de mobiliser l’électorat, qu’il s’agisse de la dimension écologique, de la dimension de l’identité nationale ou de la dimension sécuritaire.

Enfin, par manque de vision stratégique, il n’a pu représenter l’axe d’une nouvelle alliance, capable de donner une crédibilité gouvernementale à l’opposition ou aux diverses oppositions de gauche.

Ni convaincant sur son propre terrain, ni capable d’élargir celui-ci à d’autres thèmes, manquant d’une personnalité charismatique capable de transcender les contradictions et les difficultés, ne parvenant pas, enfin, à penser de manière efficace un nouveau système d’alliances, ce parti, par son immobilisme, a laissé un large espace politique à la mouvance écologiste, pour une fois bien dirigée. En outre la dérive populiste de François Bayrou, qui lui a fait perdre un quart de ses électeurs de 2007 au profit des listes vertes, ne lui en a fait perdre que 9% au profit des socialistes.

On le voit, l’équation électorale du Parti socialiste est compliquée. Elle l’est structurellement. C’est la raison pour laquelle, ce parti a besoin d’un grand leader et d’une véritable réflexion politique pour affronter avec de véritables chances de succès les élections. Il lui faut trouver l’un et entreprendre l’autre. Enorme défi pour une organisation de plus en plus fragmentée et déboussolée. Mais l’évitement de la spirale du déclin est à ce prix. Sinon, il cumulera les traits respectifs du déclin qui a frappé depuis la guerre les deux autres grands partis de gauche : la notabilisation locale sans perspectives politiques globales des radicaux et la langue de bois inaudible des communistes. Ce parti a assez d’atouts pour empêcher une telle spirale. A condition qu’il le veuille et qu’il s’en donne les moyens. En est-il capable ?"


A méditer!

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Dimanche 7 juin 2009

Par Parti Socialiste de Saint Pol sur Mer
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Mercredi 3 juin 2009
Nous sommes dans la dernière ligne droite de la campagne des Européennes.

Cette élection, dont on sait déjà qu’elle sera marquée par l’abstention, récompensera à coup sûr la liste qui aura su mobiliser son électorat : Il est primordial que chaque adhérent du Parti y soit sensibilisé et prenne conscience d’avoir le scrutin entre ses mains.

Nous devons faire changer l'Europe, la rendre plus juste, plus sociale, plus humaine et non plus aux mains des libéraux, de l'argent roi et du patronnat!

Connectez vous sur le site

http://changerleurope.fr



Et d'ici dimanche continuons à défendre nos valeurs et nos idéaux de gauche et de progrès social.
Par Parti Socialiste de Saint Pol sur Mer - Publié dans : Europe!
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Lundi 1 juin 2009
Le 7 juin, les Français sont appelés aux urnes pour les élections européennes.

L’enjeu de cette élection est historique.
La droite a fait de cette Europe un grand marché mettant en concurrence les biens mais aussi les services publics, les territoires ainsi que les hommes et les femmes. Nous, nous souhaitons retrouver l’Europe, cette grande aventure humaine au service de la paix, de la justice et de la démocratie.

Avec les partis socialistes et sociaux-démocrates des 27 pays de l’Union européenne, nous nous sommes unis pour la première fois pour présenter ce manifeste, cet autre modèle de société, que vous défendez depuis des semaines devant les Français.

Dans ces derniers jours, il faut continuer à défendre avec force nos propositions, seules à même de mettre un coup d’arrêt au libéralisme, en Europe bien sûr, mais aussi en France.

Au Parlement européen, la droite cherche à être reconduite pour continuer la politique mise en œuvre depuis 2004.
Ce qui se profile, avec l’appui de l’UMP et du MODEM, ce sont de nouvelles remises en cause des services publics, la privatisation de la santé et une nouvelle vague de libéralisation du marché du travail…

En France, c’est maintenant sûr, la droite prépare un nouveau tour de vis social pour l’après 7 juin. L’amendement Lefebvre sur le travail des malades et des femmes enceintes en constitue un avant-goût. D’autres mesures suivront : la hausse du coût de la santé, les fermetures de bureaux de postes, les baisses d’effectifs dans la fonction publique ou l’allongement de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein…

En France comme en Europe, il faut une gauche forte et unie pour empêcher ces nouvelles régressions et imposer une autre politique qui en Europe combattra la crise avec un vrai plan de relance de 100 milliards, créant 10 millions d’emplois verts et un bouclier social de reconquête des services publics.

Nicolas Sarkozy et l’UMP ont d’abord cherché à étouffer le débat. Ils tentent aujourd’hui de le détourner avec les leurres qu’ils ressortent à chaque élection : la sécurité, l’immigration ou la xénophobie (question de la Turquie). Dans ce contexte, il n’a pas été facile de mener campagne sur les vrais enjeux et les questions de fond.

Nous avons réussi malgré tout à installer la campagne et elle bénéficie désormais d’une vraie dynamique.
Les grands meetings nationaux de Toulouse, de Strasbourg, de Saint-Étienne, de Marseille, de Nantes ont réuni des milliers de personnes, alors que l’UMP tient les siens devant des salles vides et froides.

Des réunions ont lieu dans toute la France, tous les jours, avec nos candidats. Ils vont à la rencontre des Français dans tous les territoires, dans toutes les villes, dans tous les quartiers.

L’unité est là, comme l’a montré encore notre réunion à Nantes, la semaine dernière, avec Ségolène Royal, comme avant à Clermont-Ferrand avec François Hollande, à Paris avec Bertrand Delanoë, à Marseille avec Vincent Peillon. Unité des socialistes français, mais aussi unité de la famille socialiste européenne que nous avons eu la fierté de réunir à Toulouse pour le lancement le même jour, dans le même pays –le nôtre- cette campagne européenne.

Cette dynamique porte ses fruits. Les commentaires sur les sondages ont remplacé le débat sur l’Europe que la droite ne veut pas. Si nous devons retenir des leçons de ces sondages, c’est d’abord la défaite annoncée de l’UMP et ainsi que le risque d’abstention et de dispersion des voix de gauche.

Des marges de progression existent. Près d’un Français sur deux n’a pas décidé s’il allait voter ou non, ni fait définitivement son choix. Et près d’un Français sur quatre le fera au tout dernier moment. Oui, tout confirme que dans une élection comme celle-ci, tout se décide dans la dernière semaine.

Beaucoup de Français restent encore perplexes. Ils ne voient pas suffisamment l’importance de l’élection. Tout dépendra de notre capacité d’entraînement dans la dernière ligne droite. Nous en faisons toujours l’expérience. Quand on explique les vrais enjeux, quand on expose nos propositions, nos concitoyens se montrent prêts à nous soutenir.

Ta mobilisation est essentielle pour que nous soyons collectivement au rendez-vous : elle peut faire la différence, chaque voix va compter. Notre Parti a une force que nul autre ne possède : celle de ses militants et ses élus.

Dans cette dernière ligne droite, chacun doit concentrer ses efforts sur deux priorités.

 

  •  La première, la plus essentielle, est de faire voter notre électorat. L’abstention est le plus grand danger qui nous guette. Il faut aller là où sont nos électeurs, par téléphone, en porte à porte, dans des pieds d’immeubles ; tous les moyens sont bons. A chacun de se mobiliser.
  •  La deuxième priorité est de rappeler que l’élection européenne ne laisse pas place aux hésitations. La dispersion est le deuxième danger pour la gauche. Le mode de scrutin - à un seul tour, à la proportionnelle et avec des listes régionales - est ainsi fait que les listes qui feront moins de 8 à 10% n’auront aucun élu au parlement européen. Il faut l’expliquer à tous.

    Ainsi, les voix qui se seront portées sur ces listes seront perdues pour la gauche.
    Nous devons faire appel à toutes les voix de gauche pour voter socialiste car seul le parti socialiste avec ses alliés européens est en mesure de renverser la majorité actuelle et donc de changer l’Europe.


Il nous reste 7 jours pour convaincre, 7 jours pour être au rendez-vous historique du changement en Europe, 7 jours pour retrouver cette Europe de justice, de paix, de solidarité que nous aimons.

Je compte sur toi pour aller chercher une à une les voix qui feront la différence dans les urnes le 7 juin.

      Amitiés socialistes,
      Martine Aubry

Par Parti Socialiste de Saint Pol sur Mer - Publié dans : Europe!
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Samedi 30 mai 2009
Ensemble pour inscrire les services publics dans la constitution

   
 
Madame, Monsieur,

Vous êtes déjà plus de 100 000 à avoir signé la pétition en ligne pour l'inscription d'une Charte des Services Publics dans la Constitution.

Je tenais à vous remercier pour cet acte citoyen, pour cet engagement en faveur de nos services publics. Ils sont aujourd'hui malmenés, mais à travers eux, vous l'avez bien compris, c'est la République elle-même qu'on attaque, dès lors que nos services publics sont les instruments de réalisation de ses valeurs : la Liberté, l'Egalité, et la Fraternité.

C'est pour cela qu'il nous faut désormais les inscrire dans le marbre de notre Constitution.

Les 100 000 signatures récoltées en trois semaines sont le signe d'une mobilisation extraordinaire; elle doit continuer, et même s'amplifier.

Continuez à diffuser cette idée, en invitant vos amis, vos proches, vos réseaux, à se rendre sur le site : www.referendum-servicespublics.fr

C'est par une large mobilisation que nous parviendrons à défendre et à protéger notre modèle social et républicain.

Très cordialement,

Michel VAUZELLE
Député des Bouches-du-Rhône
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Ensemble pour inscrire les services publics dans la constitution
Par Parti Socialiste de Saint Pol sur Mer - Publié dans : Vie Nationale
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