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Revue de Presse du PS de l'Assemblée Nationale

Publié le par Parti Socialiste de Saint Pol sur Mer

Service de presse
Parti socialiste
*
Va-t-on vers une radicalisation de la mobilisation ?
*
La bataille continue de se jouer au Parlement et dans la rue… Au
Parlement, avec l’examen du projet gouvernemental par les sénateurs à
partir de ce mardi. Et dans la rue, avec les syndicats qui haussent le ton…

Le Parisien résume la situation avec ce titre : « les sénateurs
débattent, les syndicats menacent », et s’interroge : « les sénateurs
vont-ils faire des gestes suffisants pour calmer la contestation
toujours forte ? »

« Pour une fois, les débats au sein du vénérable hémicycle s'annoncent
houleux, pronostique Le Midi Libre. (…) D’abord parce que l'UMP, avec
ses quelque 150 sénateurs, ne dispose pas de la majorité. Ensuite, parce
que les parlementaires ont crié haut et fort qu’ils comptaient amender
le texte. (…) Des aménagements sont annoncés. (…) Pas question de
toucher, cependant, aux piliers de la réforme. Dans ce contexte
explosif, poursuit Le Midi Libre, (le président du Sénat) Gérard Larcher
montrera qu’il a plus d’une corde à son art du dialogue. Il aura à cœur
de ne pas réitérer la pantomime de l’Assemblée. Ensuite, il devra
draguer en dehors de ses rangs, une vingtaine de voix. Celles des
centristes. (…) Semaine de tous les dangers.»

*Le scénario du CPE…
*
Pour ce qui concerne l’opposition : « Retraites : la gauche joue
l’obstruction au Sénat », titre en Une Le Figaro. Le Figaro qui estime
que « les sénateurs socialistes veulent exercer une pression maximale
sur le gouvernement. (…) En faisant durer les débats, affirme le
journal, socialistes et communistes veulent contribuer à faire grossir
les rangs des manifestants. (…) Car la gauche se souvient des
manifestations contre le CPE, le Contrat première embauche de Dominique
de Villepin, rappelle Le Figaro. Après avoir été voté par les députés
puis par les sénateurs, le texte avait été promulgué dans un premier
temps puis immédiatement suspendu face à la pression de la rue. »

Sud-Ouest relève pour sa part que « c’est au Sénat que, de plus en plus,
ont lieu les véritables débats et les recherches de compromis. La
réforme des retraites ne devrait pas faire exception. C’est parce qu’il
le sait que le gouvernement a sans doute gardé du grain à moudre. Du
moins faut-il l’espérer, soupire le journal. Car il serait difficile de
comprendre que le pouvoir ne tienne aucun compte des manifestations de
rue qui, de semaine en semaine, ne désemplissent pas. »

*Grève illimitée ?
*
Justement, certains syndicats accentuent la pression. « La CGT et FO ont
annoncé ce lundi une grève illimitée dans la RATP à partir du 12 octobre
prochain, constate La République du Centre. A la SNCF, les organisations
syndicales vont décider mercredi si elles accrochent les wagons de la
grève reconductible. Le conflit sur la réforme des retraites est en
train de s'engager sur une nouvelle voie. Infiniment incertaine et
dangereuse, s’exclame La République du Centre. Dans le bras de fer
opposant le pouvoir et les syndicats, certains n’en sont plus à la
recherche du compromis mais à la recherche d’une victoire par KO. Pour
ne pas dire par chaos. » (C.H.A.O.S.)

Fort de ce coup de semonce, L’Humanité claironne : « Dans les huit jours
à venir, le gouvernement va devoir choisir : ou bien il ouvre de vraies
négociations, écoute les propositions des différentes organisations
syndicales et en tient compte ; ou bien il va, par son arrogance et son
intransigeance, encourager un mouvement dont il sous-estime l’ampleur.
La balle est dans son camp. »

*Le bouclier fiscal de plus en plus fissuré…
*
« La droite bat en retraite »… C’est la Une de Libération. Un grand
titre qui ne concerne pas le dossier des retraites, mais le bouclier
fiscal. Libération constate en effet que «plusieurs voix dans la
majorité remettent en cause le dispositif symbole du quinquennat
Sarkozy, craignant qu’il ne soit un boulet pour 2012. »

Et parmi ces voix, celle de François Fillon… Le Courrier Picard remarque
que le Premier ministre « vient successivement de tordre le cou à deux
tabous sarkozystes, en assumant l’idée d’une hausse des impôts et en
n’excluant pas d’enterrer le bouclier fiscal, donc. Pendant que Bercy
rabote et que l’Elysée ergote, Matignon décape ! », s’exclame le
quotidien picard.

Nicolas Sarkozy, pour sa part, relève Le Républicain Lorrain, « avait
déjà plus ou moins admis que la suppression du bouclier fiscal était
envisageable, mais le voilà mis pratiquement devant le fait accompli par
son futur ex-'collaborateur'. Il lui restera à orchestrer la mort du
bouclier fiscal avant le rendez-vous de 2012 et avec une nouvelle équipe
gouvernementale. Pour la droite, c’est un reniement en perspective,
estime le quotidien lorrain. Et l’on comprend que certains ministres ou
élus ne savent plus très bien où ils habitent tant le pouvoir paraît
désormais naviguer à vue pour tenter de retrouver les faveurs d’une
opinion dont la confiance fond comme neige au soleil. »

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